dimanche, avril 13, 2008
samedi, août 04, 2007
Diaporama du chemin
Prochainement, toutes les photos seront mises en ligne.
Cliquez ici pour que le diaporama commence
vendredi, juin 29, 2007
samedi, juin 16, 2007
Fin do camino
Nous sommes arrivés à Fisterra mercredi soir sous une pluie battante, les 2,5Km restants ont été effectués le lendemain matin pour atteindre l'objectif final le cap Finisterre.
Nous y avons rencontrés quelques uns de nos compagnons de route pour les dernières embrassades et l'espoir de se retrouver sur...un chemin...
Durant ce périple on a souvent parlé de magie du chemin !!!
Cette magie a fonctionné jusqu'au bout...En effet, jeudi soir en nous promenant dans Santiago, une belle surprise nous est apparue en la personne de Maurice le parisien que nous avions rencontré au début du chemin en France. Maurice était en difficulté morale les premiers jours de son parcours, il avait alors été pris en charge jusqu'à Moissac par un groupe de bourguignons dont Ernest (qui devait aller seul jusqu à Santiago). Ils avaient alors convenu que Maurice et Ernest poursuivraient le chemin ensemble.
On s'etait souvent posé la question de savoir si Maurice allait pouvoir tenir le rythme d'Ernest et donc de pouvoir atteindre Santiago.
Quelle belle et émouvante surprise d'avoir retrouvé Maurice 6 semaines plus tard, un Maurice qui n'en revenait pas encore de ce qu'il avait accompli, mais hélas sans Ernest qui a abandonné avant d atteindre l Espagne après un gros coup de blues.
Vendredi matin nous sommes partis de la gare de Santiago par le train de 9 heures qui devait nous emmener à Hendaye (20h30), ce qui nous a permis de nous rendre compte du chemin parcouru, de revoir une derniere fois les monts du Léon, les immenses champs de la Meseta, les coquelicots...
Ces 11 heures de train jusqu à Hendaye furent également un grand moment de notre Aventure car nous avons voyagé avec d'autres peregrinos dont Régine partie du Somport qui a beaucoup souffert sur ce chemin et aussi Gilles le québécois qui avait été le compagnon de route pour quelques jours en France d'André, notre Stephanois. C est en entendant notre communication telephonique avec Marie Albine que Gilles s est rendu compte que nous parlions d un de ses amis du chemin. André nous avait aussi souvent parlé de ce canadien à l accent tres marque. Nous avons alors reussi à les remettre en contact grace au telephone portable (là c'est la magie du progres qui a opere!) Et Maryvonne avait le siège voisin de Gigi l'amoroso, l italien rencontré à plusieurs reprises en Espagne.
Ce chemin, au delà de la beauté des paysages et du bien être, a vraiment été marqué par de belles et incessantes rencontres. Nous regrettons seulement que nous ne soyons pas tous arrivés en même temps sur cette fameuse place de la cathédrale.
Nous sommes revenus "bardés" de "diplômes" et des souvenirs plein la tête, il nous reste maintenant à découvrir nos 1800 photos.
Maryvonne et moi ne savons pas encore si chaque matin nous chanterons Ultreia en prenant le chemin du travail mais nous ne sommes pas prets d'oublier cet air entrainant et resumant en 3 couplets notre grande aventure.
Je reprends le travail le 19 juin avec ma barbe retrouvée et un corps plus léger (j'ai laissé 5kg sur le chemin).
Jose Maria Maroquin, ancien curé se San Juan de Ortega a dit:
"Si vous deviez mourir demain, sur ce chemin, dites vous que votre vie serait accomplie pleinement car vous seriez mort en état de recherche absolue. Et lorsque vous serez revenu chez vous, dites vous que vous serez encore sur ce chemin, et que vous y serez désormais toujours, car c'est un chemin qui ne connait pas de fin. Sachez le et ne l'oubliez jamais."
No hay caminos, hay que caminar. Se hace camino al andar.
(il n'y a pas de chemin, il faut marcher. C'est en marchant que se fait le chemin.
La conclusion sera:
Où toutes les routes finissent commence un autre voyage.
Est-ce vraiment la fin?
L'excursion en voiture à Muxia était un bonus offert aux pélerins valeureux, mais ce n'était plus le chemin, puisque nous ne cheminions pas... Cependant, le site de Muxia avec son église au pied des rochers est également un aboutissement pour les Jacquets. Nous y avons pris notre dernière averse.
Vers 16 heures, Jean Pierre et moi, en nous séparant des Machemontais et de la Téteghemoise qui prenaient le bus pour Santiago, nous nous sommes dit :" Ca y est! c'est fini. Pensons à la route du retour."
Eh bien, sachez que notre route a été émaillée d'indices qui nous ramenaient pour un moment sur le chemin. A Hendaye où nous avons déjeuné, nous avons vu le début du "camino del norte"; un peu plus tard, c'est en empruntant l'avenue St Jacques de Compostelle que nous sommes arrivés chez José et Ghislaine, à Cestas. "Et oui, nous ont-ils dit, il y a bien quelque chose sur le domaine d'un ancien prieuré tout près d'ici". Nous y allons et qui voyons-nous? Un pélerin en bronze, assis, qui se repose après son retour de Santiago, mais aussi trois pélerins en chair et en os qui logent pour la nuit dans les superbes bâtiments du prieuré : Isabelle, partie de Tours, Roland, parti de St Jean d'Angély et Bernard, le Breton, parti de Rennes. Moi qui pensais avoir vu mes derniers pélerins au cap Finisterre, voilà que j'en rencontrais d'autres. Ils seront dans mes souvenirs avec Manu, parti d'Ouessant en septembre, continuant sa route jusqu'à Gibraltar, Guy, le Montréalais qui s'arrêtait là, complètement épuisé, Daniel, le Suisse, qui prenait le chemin du retour par le "camino del norte", Jean-Michel, l'infirmier-cuistot de Pontarlier, indécis sur la suite à donner à son voyage, Tom d'Ottawa qui me quittait en m'embrassant et en me disant "Dans une autre vie", ce à quoi je répondais "sur un autre chemin" et enfin Elia, l'Espagnole, toujours discrète et souriante, qui s'en allait vers la Costa del Sol. C'est donc avec Isabelle, Roland et Bernard que j'ai posé pour la dernière fois (?) devant le pélerin fatigué, mais serein de Draguignan. Et ce matin, croyez-moi ou non, nous les avons revus, au même endroit, alors qu'ils s'apprêtaient à traverser l'avenue et que nous, en voiture, nous passions au feu vert ... Un coup de klaxon, des mains qui s'agitent et un "buen camino" hurlé pour ceux qui seront bientôt sur nos pas ... Ultreïa!
La PVES qui vagabonde encore par l'esprit vous salue bien.
commentaire de l'accompagnateur
Vous avez sans doute compris que, chaque matin, je précédais les pélerins à partir de 10 heures (auparavant cela n'aurait pas été une heure de chrétien), pélerins que je retrouvais dans l'après-midi ou le soir. Afin que l'attente soit plus agréable, je choisissais un coin de nature paradisiaque, quand cela était possible, et je lisais ... Une douzaine d'ouvrages ont ainsi été lus et digérés sur le chemin. Elle est pas belle la vie? Le PVES qui a retrouvé son nid.
dimanche, juin 10, 2007
Santiago (Dominique)
L arrivee sur la place de la cathedrale a ete difficile pour tout le monde, peut etre a cause de moi dont les larmes me sont parvenues avant l acces de cette place!
Hier j avais fait l etape lentement, l emotion me parvenait deja et je savais que le lendemain serait difficile.
Quelle recompense d arriver sur cette place parmi tous les autres pelerins et les touristes, embrassades, photos entre nous, photos pour les touristes notamment japonais qui sont etonnes de nos 1550km.
Nous sommes tous arrives a bon port et notamment Andre qui devait arrêter a st jean pied de port et qui est alle finalement jusqu a St Jacques avec nous.
Apres les emotions nous avons recu notre compostella dont le prenom est inscrit en latin, pas pour moi car il fallait avoir parcouru le chemin en partie religieusement, j ai recu un document beaucoup plus simple (cela me va tres bien) mais rare car presque la totalite declare l avoir fait avec un certain esprit religieux.
Toujours est il que tous ou presque ont eu des ampoules sauf...moi, y aurait il une cause a effet?
Depuis aujourd hui lundi nous marchons vers Finistere et la mer, ceci est notre recompense (parcourir 90km de plus).
Nous avons beaucoup moins de monde sur le chemin car les deux jours precedents l arrivee a santiago il y avait enormement de monde (certains etaient venus pour marcher le week-end).
Nous commencons a penser au retour et surtout savoir comment nous allons revenir?
Avec quel moyen de transport? A priori en train.....
Comment allons nous reintegrer la vie quotidienne? La reponse nous sera donnee la semaine prochaine....
Quelle perception aurons nous de ce que nous avons accompli? Le recul nous le dira....
Encore merci a tous ceux qui nous ont permis ce periple et a tous ceux qui nous ont suivis.
Des photos seront mises sur le blog a notre retour...
Que je me sens bien avec une barbe!!!!!!!!
Santiago (Marie Albine)
Petit resume depuis notre dernier rendez vous : nous avons donc traverse la Galice, region encore bien differente des precedentes. Ce serait un peu de notre Bretagne interieure, mais en plus accidentee. En effet, nous savions que nous devions traverser la chaine cantabrique pour arriver a O Cebreiro, porte de la Galice et lieu particulier pour le pelerin de Compostelle. Mais, depuis 6 jours, nous descendons et montons des cotes assez raides meme si le paysage de montagne s est transforme en collines douces et mamelons arrondis. Le plus souvent nous etions dans des bois de chenes, de chataigners, mais aussi depuis 3 jours dans des forets d eucalyptus qui embaumaient l atmosphere. Les fougeres et les digitales etaient partout presentes et dans les villages, les roses a profusion etaient magnifiques. Et toujours une petite chapelle, un vieux pont, un horreo (sorte de construction pour stocker le grain) un corredoira (grosses dalles amenagees pour passer un gue) ou un oiseau pour ralentir notre marche.
Meme si avant hier nous avons eu une averse d orage, pendant que nous buvions un coup dans un des nombreux bars du chemin ( encore une cause de ralentissement), le beau temps s est encore maintenu jusqu a ce jour malgre les previsions pessimistes de la meteo espagnole.
Hier et encore aujourd hui, nous avons rencontre davantage de pelerins, (a se demander d ou ils sortaient?) que nous depassions et qui nous depassaient a leur tour lorsque nous faisions une pause. Et il me semble que depuis quelques jours les pauses s etaient allongees ... si bien que nous arrivions plus tard aux etapes et que jean Pierre "s inquietait" et s informait de notre progression un peu plus souvent. Par exemple, avant hier, nous avons demarre a 6 heures du matin et ne sommes parvenus a destination, au bout de 36 kms, qu a 18 heures! Le soir, et particulierement ce 8 juin, la fatigue se faisait sentir (je parle pour moi) mais le lendemain matin, la forme etait revenue et nous avalions notre lot de kms quotidiens. C est donc avec optimisme que nous pouvons envisager les 100 kms restants pour voir l ocean et s y jeter si le temps le permet.
Aujourd hui, nous avons pense aux nombreux pelerins avec lesquels nous avions sympathise et qui n etaient pas avec nous devant la cathedrale. Certains etaient pourtant presents et tous contents d etre arrives au "port".
Hasta luego! les PVES super diplomes et fiers de l etre.
dimanche, juin 03, 2007
le Bierzo entre deux montagnes
Hier donc, etape de montagne avec le passage a la "cruz de ferro" ou, tradition oblige, chaque pelerin abandonne quelque chose, le plus souvent un caillou ... moi, j ai perdu le mien et j ai donc laisse une carte postale envoyee par T Raymonde pour mon dernier anniversaire! La journee a ete pour tous extraordinaire : nous avons marche dans un environnement de montagnes fleuries a l extreme ( genets jaunes et blancs, bruyeres arborescentes blanches et roses et toutes sortes de fleurs multicolores bordant le chemin), mais desertique, sans aucune batisse pendant des kms et seulement 3 villages a traverser sur 32 kms ... Le pied!!! Les rencontres avec d autres pelerins ont ete des plus sympathiques : ils etaient connus de la "bande des quatre", Daniel le Suisse, une Colombienne et son copain qui se sont connus en Australie ou ils vivent, une Irlandaise un peu handicapee par une ancienne tumeur et une inconnue Mexicaine qui a bien plu a Dominique. Se transformerait il en vieil espagnol? Je ne le crois pas, mais n y voyez aucune pretention de ma part, si je vous dis que les "vieux espagnols" doivent trouver ma trogne a leur gout puisque une deuxieme "aventure" m est arrive avant hier... Je ne m etendrai pas sur le sujet ... assez repetitif.
Nous avons acheve la descente aujourd hui et avons traverse Ponferrada, ville assez importante, ce qui signifie davantage de route goudronnee et de circulation. Heureusement la magie du chemin opere toujours quand on s y attend le moins. Nous avons admire une exposition interessante sur le patrimoine religieux du chemin, en Castille et Leon, nous avons goute aux cerises qui se trouvaient a portee de main de Maryvonne et, dans la derniere partie du parcours, alors que nous avions retrouve les coteaux plantes de vignes avec la montagne en arriere plan, nous avons bu un vin de pays, le Berciano, chez un brave homme dont la modeste demeure etait ouverte ... La fraicheur de la piece et le vin un peu apre nous ont redonne le tonus necessaire pour terminer l etape a 18 heures. Dans le village, a l ombre d une chapelle, nous attendait Jean Pierre qui ... lisait. Demain, nous avons au programme la derniere etape de montagne du chemin, avec l arrivee dans la region FINALE de notre periple, la Galice au bout de laquelle nous aurons atteint notre BUT. A quelques kilometres d ici, nous avons lu : Santiago de Compostella, 195 kms.
Pour terminer une bonne fete des meres a toutes celles qui s y reconnaitront. Elle est pas belle la vie? La PVES toujours d attaque.
jeudi, mai 31, 2007
Radio camino par Maryvonne
Je peux dire que meme au bout de 7 semaines, chaque jour je me fais surprendre par la beaute d un site (aujourd hui un pont medieval), par un paysage, par les couleurs qui nous entourent sur le chemin (ici les coquelicots sont rois), par un morceau de pain et du chocolat lorsque je suis affamee et que dire du sourire de certains pelerins.
Il n y a jamais eu un seul jour ou j ai eu envie de faire autre chose. Et pour cause, imaginez la chaleur du premier rayon de soleil, le bruit des oiseaux et des grenouilles; j aime tant marcher dans le vent, admirer le paysage, voir l eau courir dans les ruisseaux et meme si parfois c est sous la pluie ou les pieds dans la boue.
Je n ai pas connu le decouragement, la douleur physique m a ete epargnee (pourvu que cela dure), il y a eu peut etre parfois un sac un peu lourd ou les pieds fatigues mais alors c est le plaisir et le bien etre apportes par la douche chaude.
La seule ombre que je vois sur mon tableau c est que j aurais aime pouvoir marcher quelques jours seule avec Nique comme nous l avions prevu au debut de notre projet.
Je savais en partant que ce n etait pas possible et je peux dire que cela m a parfois pese.
Je crois ne pas m etre toujours sentie bien dans le groupe et je considere cela un peu comme un echec car je pense que ma force mentale aurait pu etre meilleure mais comme excuse je me dis que 2 mois 24h/24 c est peut etre beaucoup.
Je sais que j eprouverais beaucoup de regrets au moment de quitter le chemin car ici je suis dans mon element, j aime marcher et j aime trop la nature et j ai rencontre tant de gens sympthiques mais je sais aussi que j aurais plaisir a retrouver celles et ceux a qui je tiens et qui tout au long de ce chemin m ont montre leur attachement.
mercredi, mai 30, 2007
Leon capitale du Leon
La PVES tout en emoi
mardi, mai 29, 2007
45 jours de marche....a 12 jours de Santiago
Nous avions 2 etapes consecutives de 40km et 37 km, en raison des pieds de Claudine entoures d ampoules et l arrivee a nouveau sur le camino de Marie Albine (revenue de Chine), il n etait pas raisonnable de faire ces 2 longues distances et il aurait ete trop bete de risquer une blessure si proche de l arrivee.
Il y a une autre raison qui nous pousse a ralentir l allure qui est l atteinte du but que l on sent de plus en plus proche, nous avons l impression que, desormais, le temps passe trop vite.
Sur ce chemin on se sent bien, chaque jour on se dit que la vie est...belle!
Pourtant depuis que nous sommes en Espagne nous ne sommes pas gates avec la meteo, nous craignions les grosses chaleurs dans la Meseta mais c est le froid qui sevit, hier nous sommes partis sous une temperature 1 degre!
Que ce soit le froid ou/et la pluie ce chemin nous emballe, les seuls regrets sont ceux qui nous quittent, aujourd hui c est le cas de Jean Claude et Claudette qui reviendront l annee prochaine.
Une pensee aussi pour notre italien qui faisait le chemin en poussant une charette fleurie qui s est arrete transi de froid sur le sol espagnol!!!
Hier soir au gite de Brecianos del real camino nous etions 43 personnes de 10 nationalites differentes dont 2 israeliens et 6 bresiliens.
Demain nous atteindrons Leon, derniere grande ville avant la Gallice et Santiago!
Cette arrivee A santiago, je commence a y penser et je sens l emotion qui me vient, je crois que l arrivee sur cette fameuse place sera difficile pour moi emotionnellement, je pense bien evidemment a tous ceux qui nous ont permis de vivre ces moments inoubliables et tellement geniaux.
lundi, mai 21, 2007
1000Km....en vue
Nous avons quitte les regions francaises avec regret car les paysages, les
rencontres, la gastronomie n a pas son equivalent de l autre cote des Pyrenees.
Ce n est pas pour autant plus facile et moins fatiguant, au contraire, nous
commencons a ressentir nos pieds et il y a des jours ou cela est assez difficile
et du coup on n apprecie moins les paysages mais le lendemain tout va mieux, c
est ce qui est extraordinaire.
Hier par exemple, j ai souffert presque toute l etape des pieds, je ne
supportais plus le moindre petit caillou et en plus il pleuvait et le chemin
longeait une autoroute, bref pas une bonne journee.
Aujourd hui je galope a nouveau...et a chaque arrivee la bonne terrasse de
bistrot est appreciee.
Au debut de cette 6eme semaine on espere toujours d arriver au bout car il y a
des abandons tous les jours et au plus on approche du but au plus cela doit etre
douloureux.
Dans 4 jours nous serons dans la Meseta pour 200km, terre redoutee par tous car
nous marcherons sur de longs chemins en ligne droite entre champs de cereales
sans ombres. Terre de meditation pour beaucoup...
Maryvonne continue son chemin sans trop de douleur si ce n est le poids du sac a
dos, elle carbure au....chocolat.
Aujourd hui lundi nous sommes a Belorado, dans 2 jours Burgos, la plus grosse cite du parcours, cette nuit il est tombe des trombes d eau, les rivieres sont sorties de leur lit et parfois impossible de les franchir sur le chemin car l eau a une telle force que l on serait emporte, il faut passer par la route bitumee.
Nous pensons bien a vous et pourvu que l on nous dise encore pendant plus de 3
semaines: Buen Camino.
mercredi, mai 16, 2007
El camino
Nous avons eu des vents d une telle violence que parfois il n etait plus possible d avancer (120 a 130 km/h selon les dire de certains).
Etape eprouvante physiquement mais qui nous a plu, cela devenait un jeu de lutter contre le vent.
Lundi et mardi matin nous avons marche sous les averses.
Le soleil est revenu mardi midi pour la traversee de pampelona.
Ce mercredi, superbe etape qui nous a amenes a Cirauqui, superbe village perche, apres 30km de marche quelle recompense d avoir cette vue devant nous.
Auparavant nous etions passes par l Alto del Pardon (780m) avec ses figurines de pelerins en metal sur le chemin parmi les eoliennes "la ou se croise le chemin du vent et celui des etoiles".
Et que dire de la chapelle d Eunate avec son ambiance particuliere.
Sur les chemins espagnols l ambiance n est plus la meme car il y a beaucoup plus de monde et dans la foule on devient anonyme.
Certains gites sont des usines a dormir, nous optons desormais pour des gites prives.
Depuis le franchissement des Pyrenees, nous avons un nouveau compagnon, Andre de St Etienne qui essayera d aller au bout aussi.
Tous les continents sont representes sur le chemin.
Demain jeudi, grosse etape de 35km pour atteindre Los Arcos en passant par Irache...ou se trouve une fontaine ....a vin, et pas en fin de parcours.
Affaire a suivre.....
vendredi, mai 11, 2007
Partie française.......FIN
Dimanche, une autre étape mythique, la traversée des Pyrennées avec 1300m de dénivelé.
Depuis 3 jours nous avons les Pyrennées à portée de pieds et quel spectacle, on a hâte d'y être.
Depuis 2 jours nous n'avançons pas tous au même rythme car certains font un marathon pour atteindre au plus vite l'Espagne, pour d'autres St jean pied de port sera la fin de leur périple en attendant l'an prochain pour faire le reste.
Merci à nos compagnons de route que nous ne reverrons peut être plus, Willy le belge avec ses deux expressions favorites "ça passe ou ça casse" et à la fin d'un repas "on n'est pas volé"; Christine et Edmond qui continueront sur Lourdes; Roland d'Epernay et Yves le savoyard qui couvrent le chemin de bouquets de fleurs pour plaire aux dames; Stéphane le plus jeune sur le chemin avec ses cheveux rastas et sa tenue tout en couleur avec qui nous avons chanté Ultreïa dans la chapelle d'Olhaïby; Maria l'italienne et désormais son compagnon de route....Robert le toulousain; l'ami Jean qui a du renouveler son stock de chaussettes longues que nous avions pris pour un curé; André le stéphanois qui devra arrêter car l'express bourricot ne va pas jusqu'à Compostelle; Maria la sarthoise qui se présente aux élections législative au Mans ce qui l'obligera de s'absenter du chemin; Maria l'autrichienne avec son chapeau à fleurs renouvelées chaque jour; Robert le grand suisse dit le TGV; sans oublier ma belle soeur Marie Albine, la PVES auteur des derniers messages sur le blog, partie pour la Chine et que nous retrouverons sur le chemin fin mai.
Certains pèlerins parlent encore du Picon bière offert par Jean Pierre et Christian sur le chemin.
Nous avons une pensée et une émotion pour ceux qui doivent abandonner en raison de blessures ce qui nous fait dire que rien n'est acquis.
Infos santé:
Marie Albine qui pouvait éclairer tout le chemin avec ses ampoules avait enfin trouvé le remède juste avant de partir.
Audrey, ma filleule podologue, as tu passé beaucoup de temps pour la soigner?
Maryvonne a des chaussures qui souffrent plus que les pieds, tiendront elles jusqu'au bout?
Claudine, après sa chute d'aujourd'hui, peut continuer le chemin mais devra être plus attentive aux cailloux et à la glaise.
Quant à moi, j'annonce un compteur d'ampoules bloqué à zéro, par contre....j'ai été victime d'une attaque de moustiquesssss.
Anecdote:
hier au gite d'Aroue, arrive un couple d'autrichiens de 50 à 60 ans, just married.
Ils veulent réserver un dortoir pour eux deux. André le stéphanois a gentiment laissé sa place et est venu dans notre chambre laissant les tourteraux seuls.
Nous n'avons pas été gênés par leurs ronflements mais leur lit a cessé de grincer à 6h du matin, heure à laquelle nous nous préparons pour partir sur les chemins.
Nous ne savons pas 12h après s'ils ont quitté le gite.
En résumé nous vivons des moments exceptionnels et certainement inoubliables.
Marie Christine, ma collègue de Lyon, n'oublie pas de demander ta surprise dès ton arrivée au domaine du Sauvage!!!!
jeudi, mai 10, 2007
Fin de la première partie
A l'heure qu'il est (14 heures) Dominique, Maryvonne, Claudine et peut-être tous ceux que nous rencontrions sont quelque part en Béarn ou au Pays Basque, non loin d'Aroue. Le soleil brille (nous l'avons vu à la météo), les mollets sont durs et le moral est au beau fixe. Chantons tous : "Ultreïa" et moi je chantonne :"Ce n'est qu'un au-revoir..." Méditation du jour ou du suivant : "Vous me demandez quel est le bonheur suprême ici-bas? C'est d'écouter la chanson d'une petite fille qui s'éloigne après vous avoir demandé son chemin." Li Po La PVES qui va planer ...
samedi, mai 05, 2007
Entre Gers et Landes.
Depuis Moissac, nous avons un temps plus incertain, mais si nous avons eu un jour et demi de pluie, en début de semaine, nous échappons le plus souvent aux averses orageuses de fin d'après-midi;cependant, nous ne pouvons éviter les chemins d'argile collants, gluants, "ventouses" de la Gascogne que nous traversons. Le pays est plus riche : les champs plus nombreux et plus vastes alternent avec les vignes, le tout bordé de bosquets aux essences variées. Et il faut ajouter à cela, des fruitiers, des melons, de l'ail ... qui sont autant de richesses supplémentaires.
A présent, une histoire qui vous donnera une idée de ce qui se passe sur le chemin. Présentons d'abord les personnages : nous avons rencontré pendant plusieurs jours 3 mémères, c'est-à-dire des dames de mon âge, qui marchaient tranquillement sur le GR; nous voyons régulièrement un autre pélerin, Willy le liégeois, toujours parti de bon matin et toujours arrivé le premier aux étapes. Hier Willy nous dit alors qu'il fait quelques pas avec nous :" Imaginez ma surprise tout à l'heure quand j'ai vu l'une de ces dames (il parlait évidemment des mémères) faire pipi au beau milieu du sentier! Quand je me suis approché, la dame, sans doute confuse, s'est excusée et a rajouté que c'était à cause de la fouine. Je n'y ai rien compris." Nous avions l'explication que nous nous sommes empressés de rapporter :"Cette dame a été mordue à la cuisse par une fouine qui s'est même emparée d'un bâton." Que faisait-elle quand la fouine l'a attaquée? Elle ne l'a pas précisé. N'empêche que depuis ce déplorable incident, elle se méfie!
Les autres conversations que nous avons avec les pélerins n'ont heureusement pas cette gravité! Nous parlons montagne avec les Varois qui sont souvent du côté de Monestier, nous évoquons le Québec avec Nicole, la Québécoise, si calme, si sereine, amoureuse de la France qu'elle découvre et avec le couple de Nantais, les échanges sont plus anecdotiques.
Nous avons perdu les Bourguignons, d'autres québécois, la Japonaise. Nous avons salué les Niçois qui se sont arrêtés, mais nous faisons chaque jour la connaissance d'autres pélerins. C'est la magie de ce chemin : tout le monde s'y côtoie et s'y reconnaît.
Pour finir petit message plus personnel : je marche encore deux jours ... puisque nous arrivons lundi soir à Arsacq-Arraziguet, là où j'ai commencé le 1er avril. Je reposerai mes pieds le temps d'un voyage en Chine, puis, je rejoindrai mes compagnons pélerins afin de poursuivre avec eux et, j'espère,
achever cette aventure prodigieuse. Ultreïa!
Méditation du jour : Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores
Réjouissons-nous des soirs, mais vivons les matins. G Apollinaire
MA la PVES encore en chemin.
lundi, avril 30, 2007
nouvelles de Moissac
Depuis Conques, nous avons traverse le Quercy et suivi de haut la vallee du Lot. Plusieurs jours, nous avons marche sur les Causses, le plus souvent en forets, dans des sentiers bordes d epais murets de pierres grises et moussues. Il en a fallu du courage pour depierrer tout ca. Nous avons emprunte d anciennes voies romaines et approche sans doute les terrains ou l on trouve la truffe noire au pied des chenes tres nombreux dans la region. Nous avons retrouve le Lot a Cajarc, joli village entoure de ses falaises et collines verdoyantes, puis a Cahors que nous avons decouvert du haut d un plateau ... qu il a fallu alors descendre. C,est apres une visite de la vieille ville que nous avons eu notre premiere averse en 15 jours ( elle n a dure que quelques minutes) . Ce fut encore le cas ce soir pendant le repas pris avec notre couple d hotes franco ecossais.
Apres le haut Quercy, nous avons marche sur les chemins blancs du Bas Quercy, ou la pierre blanche se retrouve dans les belles demeures rencontrees dans le moindre hameau. Le pays devient plus riche, les champs plus nombreux, mais toujours cernes par les forets de chenes verts principalement. Nous avons quitte le Lot pour le Tarn et Garonne et en meme temps nous avons change de paysage et de region : cette fois, c est le regne des fruitiers de toutes sortes et ce midi ce sont des fraises cueillies avec la proprietaire que nous avons degustees au pique nique
Aujourd hui, arrivee a Moissac et visite de l abbatiale St Pierre avec donc un autre exemple de tympan roman et d autres scenes bibliques sculptees dans la pierre depuis le 12ieme siecle. Puis ce fut la visite du cloitre, le plus beau du monde, dit la publicite moissagaise. Il est effectivement tres beau ...
Et dans la ville nous avons retrouve Monique et Jean du pays du nougat ( Jean qui plaisante beaucoup a propos de mes ampoules) les 4 filles de Lorraine, le geant suisse de Berne, un autre Jean plus enigmatique et encore d autres pelerins deja rencontres plusieurs fois. Par contre plus de nouvelles, depuis Figeac, de Cayo la japonaise, des Bourguignons, des Quebequois et de Monique, la Suissesse arthrosique. Mais il n est pas dit que nous ne les voyions plus un de ces jours.
Comme vous le lisez sans doute tout est super .... si ce ne sont ( pour moi) quelques ampoules recalcitrantes qui necessitent chaque jour qu on s occupe d elles, mais je rassure tout le monde : ma cheville va bien et le moral aussi. La France est belle, et Jean Pierre nous deniche des hebergements tout a fait sympathiques qui ont le pouvoir de nous regenerer.
A plus tard la PVES des 700 kms avales en 4 semaines.
samedi, avril 21, 2007
Ressenti après 200km
Fin de la première partie du chemin français
C'est ainsi que s'est terminée pour moi une semaine de marche avec les "pélerins nordistes" grossis de deux membres supplémentaires pour le week-end, à Sénergues, éloigné de 9 kms de Conques, considéré comme un premier aboutissement pour celui qui marche sur la via Podiensis (chemin du Puy-en-Velay).
De la fenêtre de la chambre, une belle campagne paisible s'offre en spectacle : une succession de vertes prairies légèrement arrondies et séparées par de grands bouquets d'arbres au vert encore tendre et aux taches blanches ( celles des fruitiers en fleurs) , le tout sur une vaste colline qui monte à l'horizon; quelques oiseaux gazouillent tout près de nous; dans la prairie la plus proche, des vaches blanches dégringolent la pente en quête de fraîcheur et d'ombre. Nous avons trouvé un coin idyllique pour nous reposer cette nuit. C'est d'ailleurs dans ce genre de paysages que nous avons évolué pendant la journée, montant et descendant les côtes de la vallée du Lot, avec de temps en temps de jolis points de vue sur les villages aux toits de lauzes ou d'ardoises. Le pays d'Olt plus souriant a remplacé le plateau austère de l'Aubrac, où les immenses prés, parsemés de moraines granitiques sont séparés par des murets de pierres, et pendant des kilomètres, pas âme qui vive, sauf quelques pélerins... En cette saison, la lande est couverte de milliers de jonquilles (vous imaginez le ravissement! ) et nous avons eu la chance de traverser le plateau par un temps magnifique, ce qui n'est pas toujours le cas d'après les échos nombreux que nous en avons eus. Un pélerin, parti du Puy le même jour que nous, s'était équipé d'une corde, afin d"encorder" ceux qui auraient besoin d'aide " en ce lieu d'horreur et de vastes solitudes" (guide du pélerin , 1140) . Qu'a-t-il fait de son matériel d'alpiniste?
Si certaines rencontres sont originales, d'autres et les plus nombreuses sont plus conviviales, et c'est ainsi que s'entament des conversations intéressantes sur le chemin ou aux étapes le soir. Basque, couple Jurassien et Tchèque, Bourguignons, Avignonnais, Suissesse, Allemands, Japonaise, Québecois, (pour parler de ceux que nous avons appréciés) que de nationalités et de français de régions différentes se retrouvent sur le chemin des étoiles... Comme le disait justement un Bourguignon à l'accent savoureux : "Les félés (pour les autres) qui se trouvent sur le chemin constituent peu à peu une famille." Et même si on a mal aux pieds, on est bien à marcher sur les sentiers et à découvrir quelques petites merveilles, du point de vue paysages, mais aussi édifices, souvent religieux. C'est ainsi que nous avons découvert une église romane, l'église de Perse, non loin d'Espalion, en grès roses, dans un environnement de verdure rendant le lieu tout simplement magique.
Pour terminer, autres rencontres et autre lieu magique : le couvent des Ursulines de Malet, à St Côme d'olt. Nous avons reçu là une belle leçon d'hospitalité et de dévouement, le tout dans des conditions de confort tout à fait acceptables (ce qui n'est pas rien lorsque nous arrivons très fatigués!) .
A propos, connaissez-vous l'aligot? Pour ceux qui sont, comme moi, ignorants, sachez qu'il s'agit d'une savoureuse purée de pommes de terre enrichie de crème fraîche et d'une tome de moins de huit jours et qui file, file, file encore...
LaPVES en bonne compagnie au pays aveyronnais et son vent'che Jean Pierre qui prend le soleil comme les lézards qui s'enfuient à notre approche.
mardi, avril 17, 2007
deuxieme période
Les premiers jours
Un retard de TGV nous obligea à prendre d'autres correspondances mais cela n'est que du détail après de telles émotions.
LE SAMEDI visite du Puy en Velay, un peu de gastronomie (lentilles) histoire de prendre des forces pour le lendemain. Le soir à la terrasse d'un bistrot, les gens du coin nous trouvaient un peu présomptueux pour les deux premières étapes... on verra à l'issue de celles ci, nous avons eu des bonnes parties de rire mais ils n'ont pas réussi à nous démoraliser. Ils nous ont conseillé un petit restaurant très sympathique, et à la grande table des randonneurs on a fait connaissance avec 3 personnes qui ont parcouru Grenoble Le Puy.
Le chemin de Compostelle est un chemin de rencontre, déjà le vendredi soir nous avions fait connaissance avec Kayo, jeune et jolie japonaise qui tente de faire tout le parcours aussi.
Sans oublier nos deux sympathiques allemandes bénévoles du gite des capucins.
La ville du Puy en Velay est très agréable, de jolies maisons colorées et une montée vers la cathédrale impressionnante.
Le dimanche matin à 7H départ de la cathédrale après bénédiction des pélerins.
En route pour Monistrol d'Allier avec d'emblée une bonne pente, histoire de tester le poids du sac à dos: première interrogation, 12 à 13 kg n'est ce pas trop?
Arrivée à Monistrol vers 17H ce qui me soulage enfin de ce poids, je sentais l'existence de mes épaules.
Nous étions seul jusqu'à 19h30 où une autre personne est arrivée complètement exténuée du fait de son sac à dos (18kg). Il devait s'alléger d'une bonne partie et à solliciter l'aide de Jean Pierre qui partira avec une partie de son paquetage.
Lundi, la grosse étape, une des plus difficiles sur le parcours français avec 9h de marche et du dénivelé dont 400m au démarrage, chose que j'ai accompli facilement et rapidement.
Ce fut une jouirnée de montées et de descentes pour arriver au domaine du Sauvage, espace de toute beauté, dans une ancienne ferme templière vers 17H.
Les paysages de cette journée furent magnifiques.
Je suis arrivé exténué avec un mal de tête, est ce un coup de chaud? (pas de barbe, pas de cheveux) je m'inquiète pour mon état du lendemain, c'était devenu ma seule préoccupation.
Je vois ma belle soeur souffrir de la cheville et qui insiste après ses 16 jours de marche. Elle n'en parle pas mais on voit bien qu'elle souffre en fin de journée.
Durant cette étape nous avons vu peu de personnes.
Deux allemands Petra et Eberard, nous ont cotoyé toute la journée et nous avons fini la journée ensemble autour d'une table et d'un grand feu de cheminée.
Nous avons également rencontré une autre personne mais pour qui l'aventure s'est arrêtée peu après la très grande montée, mal de hanche du fait d'un non entrainement et d'un sac trop lourd.
C'est aussi au domaine du Sauvage que nous avons retrouvé notre jeune japonaise.
Durant ces deux jours les maisons ont déjà changé de style, les pierres volcaniques noires ont fait place à des pierres blanches.
Mardi, étape de 28km pour rejoindre Aumont Aubrac, à peine moins longue que la veille mais beaucoup moins de dénivelés. Nous sommes arrivés à la ferme du Barry en bonne forme.
La soirée fut à nouveau excellente, nous étions une vingtaine de randonneurs et nous nous connaissions déjà tous.
Au menu aligot avec force démonstration du propriétaire du lieu.
N'est elle pas belle la vie lorsqu'on se sent bien?
Autant la veille la fin du parcours fut très difficile qu'aujourd'hui tout fut très facile et du même coup cela permet de s'extasier sur la nature, les monuments, les fleurs, la variété des sentiers.
Demain, bonjour l'Aubrac......
mercredi, avril 11, 2007
JEUDI 12 AVRIL 20H......
Partir deux mois sur les chemins de St Jacques de Compostelle, on en reviendrait différent?
Etant donné que je n'ai pas trop envie de changer, je fais le rebelle avant de partir, je change dès le départ afin d'être le même à l'arrivée.
Effectivement autant j'avais décidé d'enlever ma barbe pour un côté pratique que, dans la foulée, j'en prends une autre qui est de la retrouver dans quelques semaines.
Qui suis je?
Cela faisait plus de 30 ans que j'avais la barbe, parfois je me posais la question : à quoi je ressemble?

==== Je suis.....====>
Certains m'ont demandé si je faisais le chemin dans une optique religieuse, je m'intéresse aux différentes philosophies des religions mais je ne suis pas croyant.
Alors pourquoi les chemins de St Jacques?
On souhaitait vivre une grande expérience dans le domaine de la marche, on aime voyager pour les rencontres notamment, on voulait réfléchir sur nous même......
Une fois cela énoncé, la première idée est le chemin de Compostelle avec ses 1600km, 21000m de dénivelé, un chemin de tolérance et de convivialité.
L'aspect religieux ne sera pas absent car on ne peut faire fi de l'histoire du chemin et cela permettra, peut être, de mieux comprendre la croyance des autres.
Dès demain nous partons pour le Puy en Velay pour débuter dimanche matin jusqu'à la mi-juin.
Nous rejoindrons notre chère belle soeur qui aura déjà marché durant 15 jours.
Nous essayerons de vous donner nos impressions, nos peines, nos joies, nos rencontres....ici même sur le blog.
ULTREÏA
A bientôt.....
lundi, avril 09, 2007
News de Marie Albine

Voici regroupées en un article les nouvelles de ma belle soeur sur le chemin...des étoiles (photos prises lors des vacances de l'été 2006):
Moi, dans mon sac à dos, (grâce à Jean pierre qui fait le porteur) j'ai une cape de pluie, un pantalon de pluie, une serviette, une écharpe, le topo-guide, un carnet, un stylo, mon appareil photo, mon pique-nique du midi, deux bouteilles d'eau, mes lunettes de soleil et ma crème solaire (non encore utilisées et pour cause, nous n'avons eu que deux heures de soleil en 4 jours) quelques feuilles de papier "rose", et pour le moment, c'est tout, car j'ai sur moi, ma veste coupe-vent et ma polaire car il ne fait pas des plus chauds au pays béarnais et au Pays Basque. Je suis donc, à l'heure où je vous écris, à Ostabat, à une étape de St Jean Pied de port. Nos amis allemands nous quittent à l'instant pour Larceveau (ils ont fait les mêmes étapes que nous pour l'instant) . Ce sont les seuls pélerins que j'ai vus sur le chemin et aux étapes jusqu'à présent. Nous, nous nous arrêtons ici, chez madame Eyharts. J'ai donc bouclé ma 4ème étape, puisque je suis partie de Arzacq-Arraziguet, pour atteindre, après 38 kms, Arthez-de Béarn, village mort en cette soirée de dimanche. Pourquoi autant de kilomètres? parce que j'ai voulu aller voir un château situé ds un beau village, celui de Morlanne. C'est peut-être ces 6 kilomètres supplémentaires qui m'ont achevée ... à la fin du 3ème jour. Mais ce soir ça va mieux, mais je continue à me soigner. Merci Maryvonne pour les conseils donnés par téléphone.
Que vous dire sur le chemin lui-même? Chemins de terre, sentiers forestiers ou empierrés, petites routes goudronnées, ils sont bien divers, et parfois boueux à l'extrème. Les paysages sont variés eux aussi, les fleurs sont déjà présentes et si la terre est ronde, elle est faite de bosses continuelles ou presque. Pour les trois premières étapes nous avons logé dans des gîtes communaux, tout à fait convenables. Et pour la restauration, nous avons eu des adresses bien sympathiques et peu chères : au Barajo ,auberge du bois chez Bernadette, et auberge des Chênes. Exemple de menu à Navarrenx pour 10 euros : soupe, jambon de Bayonne, confit de canard, glace ou fromage et vin pays à volonté. Jean pierre dit : "c'est un plaisir d'être pélerin." J'ai même fait la connaissance d'une lointaine cousine paternelle puisque la grand-mère d'une restauratrice s'appelait Marguerite Ryckebusch (ça ne s'invente pas) , était née à Dunkerque, sur le Minck, et l'arrière grand-père était pêcheur d'Islande. C'est pas beau ça! A l'instant où je vais vous quitter, le soleil pointe son nez! Tant mieux. A bientôt la PVES en plein vent face aux Pyrénées et son vent'che peinard .
Nous voici donc a Pamplona (je ne trouve pas d·accent pour le a: autre clavier)et depuis 3 jours en Espagne. Finalement j'ai traverse sans trop de problemes le col d´Ibañeta ou col de Roncevaux. La derniere partie je l'ai faite sur la N 135, parce que le chemin etait trop enneige. Depuis, jolis chemins et sentiers fleuris, mais tres, tres boueux; glissades garanties sans les batons. Le beau temps est revenu dans la journee depuis quatre jours, le thermometre a frole les 20º aujourd'hui, mais orage et averses le soir. Si mes pieds ne sont pas encore au top, cela va mieux, surtout aujourd'hui ou je n'ai marche que 14,5 kms pour visiter Pamplona avec Jean Pierre. Mais demain et apres-demain, etapes de 34 kms, pour recuperer le temps perdu. Depuis St Jean Pied de Port, il y a beaucoup plus de monde, mais nous sommes souvent le soir avec les 4 pelerins allemands du debut. Ce sont eux qui nous ont trouve l'hebergement pour ce soir. Souvent il s'agit de tables et de chambres d'hotes, tres conviviales, mais ce soir ce sera plus simple, puisque nous sommes dans un gite d'etape pour pelerins. Pour la premiere fois, nous partagerons la chambre avec deux charmantes pelerines espagnoles. Gare aux ronflements. Si je lis avec beaucoup d'interet le topo-guide espagnol, Jean Pierre lui devore des livres sur Segolene ( L'insoumise et Maintenant)et consulte avec beaucoup de serieux le Miam Miam Dodo pour les hebergements du soir ( souvent pour 6). A chacun ses lectures. Autre service rendu, hier soir, Jean Pierre a conduit deux jeunes qui ne trouvaient pas d'abri pour la nuit a 9 kms de notre logement.
Pour terminer, je ne pourrais dire qu'un mot : je m'eclate, meme si mes pieds me font encore souffrir. Si je marche toujours seule, je rencontre bien des marcheurs differents et parfois surprenants : installee dans un abri-bus pour pique-niquer a l'aise, j'entends le bruit d'un baton qui s'approche (c'etait encore en France) et je pense qu'il s'agit d'un des Allemands; je leve la main pour le saluer et qui vois-je apparaitre un ecossais dans son costume traditionnel. My God! Autre rencontre, celle-la plus emouvante : dans un bar espagnol, un pelerin suant, tremblant, visiblement tres mal boit une biere qui ne doit pas etre la premiere; lorsque je pars, il me dit buena camino et moi je le salue de meme. Et il me revient a l'esprit la meditation du jour : le hasard, c'est Dieu qui voyage incognito. Ce jour-la j'ai marche pour ce pelerin qui visiblement en avait bien besoin. Demain, etape a atteindre : Cirauqui. Je pense bien a vous. La PVES poussee par un vent d'est et Jean Pierre par son GPS.
dimanche, 08 avril, 2007

Sur un air d' Yves Montand :
Je n'vous parlerai pas de mes pieds douloureux
Je n'vous parlerai pas des sentiers tres boueux
Je n'vous parlerai pas des chemins montagneux
qui rendent vos genoux noueux et tout cagneux
Il vaut bien mieux chanter : le soleil qui a brille toute la journee
l'orage qui a gronde mais qui s'est eloigne
la pluie qui menacait mais qui s'est arrêtee
Et le pays qui m'a tout bonnement enchantee .
Nous voici donc a Cirauqui, magnifique village perche sur une colline, regroupe autour de son eglise qui domine l'ensemble. Et Jean Pierre qui grÂce au Miam Miam dOdO fait des merveilles nous a trouve une albergue face a l'eglise romane, c'est-a-dire tout en haut du village que j'ai atteint apres une ultime momtee. Et Dieu sait s'il y en a eu des montees aujourd'hui, a commencer par celle progressive, puis plus raide de la Sierra del perdon ou l'on admire des pelerins en ferraille et toute une armee d'eoliennes sur la crête venteuse. Changement radical du paysage en basculant sur le versant sud-ouest de la montagne : c'est comme dans le sud chez nous, dis1
A cheminer sur la route blanche, poussiereuse, sans un arbre, je me disais que dans deux mois, ce ne serait pas aussi agreable. Et c'est sur une route semblable que je me suis payee une "variante" de plus de deux kilometres sans compter le parcours pour regagner le chemimn principal. Ce detour non impose (il y en aura deux autres mais ceux-la obligatoires) pour aller admirer la chapelle d'Eunate. Je n'ai pas regrette les kms supplementaires; en effet, elle est superbe! Vous aurez la possibilite de voir ca a mon retour. La journee a vraiment ete riche du point de vue patrimoine : je n'en donnerai qu'un exemple, celui de la ville de Puente de la Reina avec son pont medieval de toute beaute. Toutes ces richesses ont un coût : partie a 9 heures et "rendue" a l'albergue Maralotx a 18 heures trente, je vous tire ma reverence car je sens la fatigue me gagner. A bientôt pour d'autres aventures et a tres bientôt le beauf' et la belles ...
MA la PVES qui prend des couleurs malgre son panama.
lundi, 09 avril, 2007
dimanche, avril 08, 2007
Dernier entrainement


Dernier entrainement avant le départ, vendredi soir jogging d'une heure, dimanche matin footing avec notre entraineur et non entraineuse Claire qui nous fait courir à travers bois chaque dimanche matin.
Nous avions aussi des invités de marque, deux grands sportifs, Clémence et Cyril.


Dimanche après midi une balade de 14 km autour de Mareuil la Motte, parcours vallonné avec des étangs, bois, villages et des....violettes.

Après ce dernier entrainement, il nous reste à prendre le chemin.........
"Où toutes les routes finissent commence un autre voyage."
samedi, avril 07, 2007
Credencial
crédités à parcourir les chemins de Saint Jacques de Compostelle par la confrérie des amis de St Jacques de Compiègne.L'accréditation dit:
"Le président de l'association a l'honneur de recommander à toutes les Autorités religieuses et civiles, ainsi qu'aux autorités militaires et de la gendarmerie ce membre de l'association, à la manière des anciens pèlerins, et leur demande de bien vouloir lui prêter aide et assistance en cas de besoin."
C'est avec grand plaisir que nous avons rencontré et obtenu ce passeport de Monsieur Seamus Browne, représentant la confrérie des amis de St Jacques.
Par la même occasion nous avons visité le gite des pèlerins de Compiègne sous une église (ancien carmel).
Monsieur Browne nous a tracé l'historique de ce gite et de la confrérie.
Site internet de la confrérie:
http://www.fransysco.net/casajac/index.shtml

Nous avons la crédencial, la coquille et la détermination de mener à bien ce cheminement.
Vendredi matin nous partirons de la maison à pieds pour rejoindre la gare de Compiègne afin d'accomplir ce rêve...
Lors d'une randonnée il n'y a pas que les pieds qui sont en mouvement, l'esprit bouillonne aussi, pour alimenter notre réflexion nous avons pris des livres de l'aventurier Sylvain Tesson (l'axe du loup), Sénèque (de la constance du sage) Saint Augustin (la création du monde et le temps) et des poèmes de Verlaine.
Il me reste une dernière chose à accomplir avant de partir:
Qui suis je?........
Réponse sur le blog le jeudi 12 avril à 20H.
samedi, mars 31, 2007
Sac à dos....
Le sac de 60L à vide fait 2,5kg.
J'emporte:
3 tee-shirts
1 polaire fine
1 polaire microfibre
1 coupe vent
1 pantalon de pluie
1 pantalon rando
1 short
1 casquette
1 drap de bain
1 serviette microfibre
1 tee-shirt pyjama
3 slips (pour 60 jours!)
3 paires de chaussettes (bonjour les dortoirs)
1 sac à viande ou encore appeler sac à rêves
1 cape
1 couverture de survie
pharmacie (pas de pot belge)
1 opinel
1 lampe frontale
1 carnet
1 stylo
1 livre
papier toilette (quelques feuilles pour 60 jours)
1 savon de marseille
1 shampoing (pour ma chevelure)
1 brosse à dent
dentifrice
1 sac de couchage
1 paire de tong
1 paire de baskets
1 gourde
1 appareil photo
1 pdaphone
Tout cela fait 9,500kg eau non comprise (1,5kg).
Il nous reste à prendre une coquille et un caillou de Picardie que nous déposerons au pied de la croix de fer.
Ultreïa!
Salon de la randonnée

A 2 semaines du départ nous sommes allés faire une visite au salon des randonnées, merci au magazine Balades en France pour les invitations.
Dès l'entrée nous sommes dans l'ambiance par la tenue vestimentaire des exposants et par des noms évocateurs tels que Vieux campeur, Club Aventure, île de la Réunion et l'invité de marque du salon : Les hautes Alpes.
J'ai cité en premier le Vieux campeur car ce fut la première démonstration qui nous a été présentée et qui concerne tout particulièrement le cheminement vers St Jacques de Compostelle.
Faire le chemin sans portage du sac à dos....tout est sur un porte bagages à une roue tiré avec un harnais autour de soi, il y avait 17kg dessus....le poids des bagages pour 2 personnes...je vous pose la question...qui tire?...hum hum!
Pour éviter ce genre de question nous allons porter chacun notre sac à dos.
Ensuite on fait une halte devant chaque stand, tout fait rêver....Paris Pékin en vélo mais il faut 5 mois et il n'y a que 100 élus.
Une petite visite à nos amis du Club Aventure pour parler du tour des Annapurnas et de l'équipement nécessaire.
Les Annapurnas encore en tête, que l'on traverse en longueur l'île de la réunion avec ascension du volcan "la Fournaise".
Dans toute randonnée il ne faut pas oublier de se sustenter, alors pourquoi ne pas goûter au merveilleux et moelleux pain d'épice à l'orange, la charcuterie corse, toasts aux beurres d'ail...
Nous avons été surpris par une destination que l'on n'imaginait pas du tout pour faire de la randonnée: Tahiti... il nous a été présenté un programme de rêve à accomplir sur 3 semaines.
Nous sommes revenus avec des kilos de documentation mais avant de partir pour....ailleurs il y a 58 étapes à accomplir à partir du 15 avril.
samedi, mars 24, 2007
Fleurs...de printemps



La commune de Jonquières doit son nom aux jonquilles qui pullulent à cet endroit.
Voici la traduction (approximative) du poème de William Wordsworth :
J'errais solitaire comme un nuage
Qui flotte au-dessus des vallées et des monts
Quand tout-à-coup je vis une nuée,
Une foule de jonquilles dorées ;
A coté du lac, sous les arbres, Ondulant et dansant dans la brise.
A l'infini, comme les étoiles qui brillent
Et scintillent sur la Voie Lactée,
Elles s'étendaient en une ligne sans fin
Le long du rivage d'une baie :
J'en vis dix mille d'un coup
Agitant la tête en une danse enjouée.
Les vagues dansaient à leurs cotés
Elle surpassaient les vagues
Un poète ne pouvait qu'être gai
En une telle compagnie
Je les contemplais et les contemplais, mais pensais
au présent qu'elles m'apportaient
Souvent, quand je m'allonge sur mon lit
Rêveur ou d'humeur pensive
Elles illuminent ma vie intérieure
Et alors, mon coeur se remplit de plaisir
Et danse avec les jonquilles.
Après avoir parcouru le samedi 35 km à travers bois, jonquilles, villages nous avons recommencé, le dimanche, une partie du parcours en compagnie d'autres "fleurs" Isabelle et Dominique, cela malgré un temps maussade.
Quel plaisir de marcher, d'admirer cette nature merveilleuse.
Comment se fait il qu'il y ait tant de jonquilles à Jonquières?
Et puis quel régal les madeleines d'Isabelle à l'arrivée.
Une bien belle journée avant ce départ qui est maintenant tout proche.
Notre chère belle soeur est à moins d'une semaine du départ pour ce chemin tant attendu.
une pensée aussi pour une collègue, Raymonde, qui tente depuis aujourd'hui un fabuleux exploit en participant au marathon des sables dans le désert marocain (270km en une semaine).
Le printemps est de retour et la vie reprend des couleurs, que ce soit la nature ou nous mêmes.
Désormais l'envie est grande d'être sur le chemin.
Cette semaine, une petite visite du salon de la randonnée et on pourra boucler le sac à dos.
dimanche, mars 11, 2007
Dans 1 mois le départ
Désormais nous sommes à un mois du départ.Où en sommes nous?
La préparation physique continue, chaque samedi est consacré à une randonnée d'au moins 6 heures de marche, le dimanche matin jogging.
On a l'impression d'être prêt, la condition physique est bonne et nous n'avons plus de blessures aux pieds.
Ce samedi une randonnée en compagnie de la soeur de Maryvonne, traversée de la forêt de Compiègne d'ouest en est, nous sommes partis de La Croix St Ouen jusque Pierrefonds.
Le temps de déposer une voiture à l'arrivée et de rejoindre le point de départ nous ne démarrons qu'aux environs de 11h15.
nous partons sous un magnifique soleil et 11kg sur le dos, que ce sera difficile d'avoir moins de 10kg.
Chemin boueux au départ, il faut même quitter le sentier par endroit pour cheminer à l'intérieur de la forêt.
Rapidement nous faisons la rencontre d'une personne qui récupère du bois et nettoie la forêt, elle s'arrête de travailler pour nous parler, nous expliquer sa tâche, nous exposer les problèmes de la forêt de Compiègne.
La forêt de Compiègne est composée principalement de hêtres et de chênes.
Ce monsieur nous apprend du fait du réchauffement de la planète, les hêtres deviennent creux à l'intérieur et n'auraient plus leur place dans cette forêt, on les remplace par une variété de chêne.
La suite du chemin sera agrémenté par de petites montées et descentes pas bien méchantes, point culminant 136m !!!
Ce sera la journée des animaux, tout d'abord un troupeau de cerfs sur le lieu du pique-nique, ensuite un bruit dans les feuillages près de moi qui me fait sursauter et là 2 sangliers, par la suite nous verrons une biche bondir devant nous et au retour un sanglier traversant la route.
Cette randonnée aurait été parfaite s'il n'y avait pas eu saccage d'une partie du GR12.
Ce sera mon coup de gueule, des engins ont complètement défoncé une partie du chemin devenu impraticable.
Je peux comprendre que le travail doit se faire mais pas à n'importe quel prix, il y a un minimum de respect à avoir.
Le pire est que le chemin n'est pas seulement détruit pour les randonneurs mais il l'est aussi pour les engins car il n'est plus praticable pour personne même pour ceux qui l'ont détruit!!!
Les randonneurs se sont créés un chemin parallèle mais les engins commencent à l'emprunter aussi! est ce la mort du GR12?
J'espère que dans un mois les sentiers n'auront pas souffert des mêmes maux.
Je ne le crois pas car faisant, désormais, partie du patrimoine mondial de l'humanité, ouf!
Si la préparation physique se poursuit, nous nous imprégnons de plus en plus du chemin, nous avons regardé un très beau reportage sur le parcours Puy en Velay St Jacques de Compostelle de Dorothée Poivre d'Arvor, sujet très bien traité avec des moments très émouvants et notamment cette arrivée sur la place de St Jacques de Compostelle.
Nous sommes à 31 jours du départ!
Stefan zweig a dit:
Peut être notre véritable destin est il d'être éternellement en chemin, sans cesse regrettant et désirant avec nostalgie, toujours assoiffés de repos et toujours errants. N'est sacrée en effet que la route dont on ne connait pas le but et qu'on s'obstine néanmoins à suivre, tel notre marche en ce moment à travers l'obscurité et les dangers sans savoir ce qui nous attend.
dimanche, février 25, 2007
Chemin de St Jacques à Compiègne

Pour les pèlerins allant à St Jacques de Compostelle en venant de Belgique un GR a été créé qui passe par Compiègne Le GR655.
Samedi 24 Février nous avons parcouru 36 kilomètres de ce chemin en partant vers 10h30 un peu avant l'abbaye d'Ourscamps jusqu'à Compiègne.
Nous étions à peine en route d'un quart d'heure que ce parcours nous avait permis d'admirer tout d'abord l'abbaye puis en entrant dans la forêt trois cerfs au milieu du chemin.
Nous avons cheminé en terrain parfois boueux, parfois sablonneux.
Le GR ne prend pas la voie la plus directe, il nous fait traverser les plus beaux endroits de la forêt ou nous fait découvrir des villages typiques.
Nous sommes passés à Tracy le Val, notre ancien village et nous avons pique-niqué le midi à Tracy le Mont dans un abri bus car il pleuvait beaucoup.
Cette randonnée a permis de tester notre tout nouvel équipement contre la pluie et le résultat fut très concluant.
Les chemins étaient à nous car pas de randonneur par ce temps maussade qui alternait rayons de soleil et averses.
A l'approche de Compiègne nous avons croisé une chasse à courre avant de terminer ces 36 kilomètres à 18h.
Nette amélioration physique par rapport à la semaine dernière car cette fois ni l'un ni l'autre n'avons eu de blessures aux pieds ni courbatures aux jambes.
Cette préparation nous rend plus optimiste que la semaine dernière, le physique commence à tenir....le chemin.
dimanche, février 18, 2007
La préparation physique.......
Quant à moi j'ai effectué une première marche samedi 17 février soit à deux mois du grand départ.
Nous sommes partis vers 10h30 sous un magnifique soleil, sac au dos avec le pique nique du midi.
La traversée des villages de Machemont, Thourotte, St Léger au bois, Choisy au bac nous montre que la campagne picarde a un certain cachet et que cette région a une richesse autre que la forêt.
Nous marchions à un bon rythme, toujours facile au démarrage, quelques passants se posaient certainement des questions au vu de leurs regards.
A Choisy au bac, après une heure de marche, une petite halte pour boire et pour examiner une petite gêne que j'avais au niveau du talon.
Nous reprenons notre marche en suivant un chemin le long de la rivière "L'Aisne".
Au cours de ce parcours nous faisons une découverte géographique: l'Aisne se jette dans l'Oise près de Compiègne.
A la confluence de l'Aisne et de l'Oise nous poursuivons notre route le long de celle-ci.
Autre découverte, de grands oiseaux noirs, que nous pensons être des cormorans.
Avant de quitter la rivière nous pique-niquons le long de celle-ci durant une demi heure car le fait de ne pas être en mouvement nous refroidit rapidement.
En fait il suffit de mettre le corps en mouvement pour qu'aussitôt il dégage une énergie calorifique.
Quelques courses dans un magasin et nous entamons le retour en passant par les villages de Venette, Margny les Compiègne, Clairoix, Janville, Longueil Annel, Thourotte avec une arrivée à 17 heures à Machemont.
Après 32 kilomètres, les jambes n'étaient plus aussi souples que le matin mais ma surprise fut grande après avoir retiré mes chaussures, j'avais une grosse ampoule au talon.
Après cette première marche, je suis persuadé qu'il faut une bonne préparation car le parcours proposé est costaud avec régulièrement des étapes de 30km ou plus (jusqu'à 40km).
Ce dimanche matin nous sommes allés courir durant 1h15, les cinq premières minutes furent difficiles pour trouver le bon rythme mais ensuite on ne sentait plus que quelques courbatures.
En résumé ce fut une bonne entame de préparation qui nous alerte sur le fait qu'il faut continuer à accomplir ces distances avant de partir sinon il sera difficile d'enchaîner les étapes "longues".
La préparation commence en attendant le jour J.
Maryvonne et la rue St Jacques
Et voilà pour le hasard qui fait souvent bien les choses. Ma petite marche me plut vraiment car sur cette rue il y avait aussi, l'hôpital Cochin, le Val de Gâce, le Panthéon, la Sorbonne, le lycée Louis le Grand, le derrière du musée de Cluny et ma balade s'est terminée en face de Notre Dame ; la rue était également très animée car il y avait plusieurs épiceries et marchands de légumes , Que du plaisir..... Et je rejoints l'idée d'une phrase que Bine a marquée sur le blog, à propos de l'émerveillement et c'est vraiment ce que j'ai ressenti durant cette petite heure de flânerie...
samedi, janvier 27, 2007
Marche à travers champs au rythme des chants
Seul si tu peux, si tu sais être seul, déverse-toi parfois jusqu'à la foule."
Sur le chemin quelques chants nous parviendront, quelques chants nous chanterons, quelques chants nous partagerons.....et quelques chants resteront en nous:
http://www.saint-jacques-compostelle-bretagne.fr/santjakez-chant-pelerin.htm
http://www.compostelle59.com/lucien-jm.htm
http://www.compostelle-nord.com/
http://www.saint-jacques.info/musiquetheo.htm
mercredi, janvier 03, 2007
100 jours!
Nous sommes à cent jours du départ au Puy en Velay!
Désormais le chemin de Saint Jacques de Compostelle sera dans nos pensées chaque jour...
"Ne demande pas combien il y a de kilomètres derrière toi mais plutôt combien il t'en reste à parcourir, et n'invente pas d'excuse pour rester dans le voisinage. Ne compte pas les jours.Puis mille soulagements à ta peine seront fournis par la campagne, par tes compagnons de voyage et par la longueur de la route."
lundi, janvier 01, 2007
2007....
Ce matin une randonnée à trois en forêt de Compiègne à bonne allure sur une distance de 9 Km.
Durant ce parcours le chemin de Saint Jacques de Compostelle a été l'objet de quelques conversations.
On ressent l'empressement d'y être et d'accomplir enfin ce projet mille fois rêvé.
Fin 2006 nous nous sommes équipés avec pour objectif que ce soit le plus léger possible.
Alors nous en avons pris pour 1500 grammes.
Cela paraît effectivement peu !
qu'avons nous pour 1500 grammes?
2 paires de chaussettes
2 tee shirts
1 polaire
1 veste de pluie
1 pantalon de pluie
1 cape de protection du sac à dos.
Equipement très léger au séchage rapide, cela fut les principes de base dans les magasins du Vieux Campeur.
Nous sommes équipés pour les jours de froid et de pluie.
Non seulement nous nous équipons pour le mauvais temps mais aussi nous l'intégrons en nous que l'on peut vivre ce genre de météo et qu'il va falloir l'apprécier comme le reste car la pluie et la neige font partie intégrantes du chemin.
Une citation de Christophe André:
"Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours.
Les rescapés d'accident, de maladies ou d'évènements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : VIVRE est une chance.
Et en prendre conscience peut être bouleversant."
samedi, novembre 25, 2006
Méditations sur le chemin de Compostelle
Belle surprise d'autant plus que la première citation est d'un homme que j'admire énormément pour ce qu'il fait et ce qu'il écrit.
Sylvain Tesson, fils du journaliste Philippe Tesson, parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot.
Il a écrit un très beau livre "Petit traité sur l'immensité du monde".
Sylvain est un nomade qui se contente de voyager seul, silencieusement, pour lui-même, en lui-même.
Il fait partie de ces nomades que l'on croise sur les chemins du monde, ils vont seuls, avec lenteur, sans autre but que celui d'avancer.
La première citation des trois cent soixante cinq est donc de Sylvain Tesson:
"C'est toujours en tremblant qu'on fait le premier pas"
Je pense que ce sera le cas du premier pas le 15 avril 2007 dans la belle ville du Puy en Velay, comme ce fut le cas des randonnées précédentes car l'excitation et l'attente du départ sont fortes.
Que ce soit un premier pas sur le chemin ou pour des évènements de la vie ou un nouveau projet professionnel, c'est en tremblant que l'on entre sur ces chemins de la vie.
mercredi, novembre 15, 2006
samedi, novembre 11, 2006
Ma documentation
http://perso.orange.fr/gerard-du-camino/
www.aucoeurduchemin.org/spip/spip.php?page=sommaire
www.chemindecompostelle.com/
www.webcompostella.com/
Pour faire le parcours quelques guides:
Pour la France les topoguides de la Fédération Française de randonnées:
-Le Puy - Figeac (Ref.651)
-Figeac - Moissac (Ref.652)
-Moissac - Ronceveaux (Ref.653)
Pour la partie espagnole:
-De St Jean Pied de Port à Compostelle (Rando éditions)
Pour les renseignements pratiques (refuges, gites, histoire, visites)
-Sur le chemin de St Jacques de Compostelle (Lepere éditions)
Mes lectures:
-En si bon chemin...vers Compostelle de Leo Gantelet que je conseille vivement.
-Il est un beau chemin semé d'épines et d'étoiles de Jacques Clouteau.
Une revue:
-Le camino (revue mensuelle gratuite électronique qui donne des nouvelles du chemin et des expériences vécues, s'abonner sur le site de Lepere éditions )
-Balades en France (hors série sur les chemins de Compostelle)
Le Puy en Velay Finisterre
| 01-Le Puy en Velay – Monistrol d’Allier | 31 km |
| 02-Domaine du sauvage | 32 km |
| 03-Aumont Aubrac | 28 km |
| 04-Nasbinals | 26 km |
| 05-St Côme d’Olt | 33 km |
| 06-Golinhac | 35 km |
| 07-Conques | 21 km |
| 08-Livinhac le haut | 26 km |
| 09-Figeac | 25 km |
| 10-Cajarc | 32 km |
| 11-Varaire | 26 km |
| 12-Cahors | 33 km |
| 13-Montcuq | 32 km |
| 14-Lauzerte | 14 km |
| 15-Moissac | 26 km |
| 16-St Antoine | 30 km |
| 17-Lectoure | 25 km |
| 18-Condom | 32 km |
| 19-Eauze | 34 km |
| 20-Nogaro | 20 km |
| 21-Aire sur l’Adour | 30 km |
| 22-Arzacq-Arraziguet | 33 km |
| 23-Arthez | 31 km |
| 24-Navarrenx | 30 km |
| 25-Aroue | 26 km |
| 26-Ostabat | 15 km |
| 27-St Jean Pied de Port | 20 km |
| 28-Ronceveaux | 25 km |
| 29-Larrasoana | 27 km |
| 30-Cizur Menor | 20 km |
| 31-Cirauqui | 27 km |
| 32-Los Arcos | 35 km |
| 33-Logrono | 29 km |
| 34-Najera | 29 km |
| 35-Granon | 30 km |
| 36-Belorado | 19 km |
| 37-San Juan Ortega | 25 km |
| 38-Burgos | 29 km |
| 39-Hontanas | 31 km |
| 40-Boadilla | 30 km |
| 41-Carrion de las condes | 23 km |
| 42-Sahagun | 40 km |
| 43-Mansilla de las mulas | 37 km |
| 44-Leon | 19 km |
| 45-Hospital de Orbigo | 36 km |
| 46-Santa Catalina de Somoza | 26 km |
| 47-Riego de Ambros | 31 km |
| 48-Villafranca del Bierzo | 32 km |
| 49-O’Cebreiro | 30 km |
| 50-triacastela | 22 km |
| 51-Ferreiros | 31 km |
| 52-Palas De Rey | 27 km |
| 53-Arzua | 30 km |
| 54-Lavacolla | 28 km |
| 55-Santiago (St Jacques de Compostelle) | 10 km |
| 56-Negreira | 22 km |
| 57-Olveiroa | 35 km |
| 58-Fisterra | 30 km |
Ce qui fera 746 km jusqu'à St Jean Pied de Port, 1524 km jusqu'à Santiago et 1611 km jusqu'au cap Finisterre.

