dimanche, mars 11, 2007

Dans 1 mois le départ

Désormais nous sommes à un mois du départ.
Où en sommes nous?
La préparation physique continue, chaque samedi est consacré à une randonnée d'au moins 6 heures de marche, le dimanche matin jogging.
On a l'impression d'être prêt, la condition physique est bonne et nous n'avons plus de blessures aux pieds.
Ce samedi une randonnée en compagnie de la soeur de Maryvonne, traversée de la forêt de Compiègne d'ouest en est, nous sommes partis de La Croix St Ouen jusque Pierrefonds.
Le temps de déposer une voiture à l'arrivée et de rejoindre le point de départ nous ne démarrons qu'aux environs de 11h15.
nous partons sous un magnifique soleil et 11kg sur le dos, que ce sera difficile d'avoir moins de 10kg.
Chemin boueux au départ, il faut même quitter le sentier par endroit pour cheminer à l'intérieur de la forêt.
Rapidement nous faisons la rencontre d'une personne qui récupère du bois et nettoie la forêt, elle s'arrête de travailler pour nous parler, nous expliquer sa tâche, nous exposer les problèmes de la forêt de Compiègne.
La forêt de Compiègne est composée principalement de hêtres et de chênes.
Ce monsieur nous apprend du fait du réchauffement de la planète, les hêtres deviennent creux à l'intérieur et n'auraient plus leur place dans cette forêt, on les remplace par une variété de chêne.
La suite du chemin sera agrémenté par de petites montées et descentes pas bien méchantes, point culminant 136m !!!
Ce sera la journée des animaux, tout d'abord un troupeau de cerfs sur le lieu du pique-nique, ensuite un bruit dans les feuillages près de moi qui me fait sursauter et là 2 sangliers, par la suite nous verrons une biche bondir devant nous et au retour un sanglier traversant la route.
Cette randonnée aurait été parfaite s'il n'y avait pas eu saccage d'une partie du GR12.
Ce sera mon coup de gueule, des engins ont complètement défoncé une partie du chemin devenu impraticable.
Je peux comprendre que le travail doit se faire mais pas à n'importe quel prix, il y a un minimum de respect à avoir.
Le pire est que le chemin n'est pas seulement détruit pour les randonneurs mais il l'est aussi pour les engins car il n'est plus praticable pour personne même pour ceux qui l'ont détruit!!!
Les randonneurs se sont créés un chemin parallèle mais les engins commencent à l'emprunter aussi! est ce la mort du GR12?
J'espère que dans un mois les sentiers n'auront pas souffert des mêmes maux.
Je ne le crois pas car faisant, désormais, partie du patrimoine mondial de l'humanité, ouf!
Si la préparation physique se poursuit, nous nous imprégnons de plus en plus du chemin, nous avons regardé un très beau reportage sur le parcours Puy en Velay St Jacques de Compostelle de Dorothée Poivre d'Arvor, sujet très bien traité avec des moments très émouvants et notamment cette arrivée sur la place de St Jacques de Compostelle.
Nous sommes à 31 jours du départ!
Stefan zweig a dit:
Peut être notre véritable destin est il d'être éternellement en chemin, sans cesse regrettant et désirant avec nostalgie, toujours assoiffés de repos et toujours errants. N'est sacrée en effet que la route dont on ne connait pas le but et qu'on s'obstine néanmoins à suivre, tel notre marche en ce moment à travers l'obscurité et les dangers sans savoir ce qui nous attend.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Nous faisons quelques randonnées pour habituer notre corps à l'effort physique.
Voici une de nos premières promenades

Malo les bains - La Panne - Malo plage

La météo annonçait un temps ensoleillé et nous sommes donc partis vers la Belgique par la plage.
La marée était montante et était à son haut niveau lorsque nous sommes arrivés à La Panne.
Par cette journée sans vent, de nombreux promeneurs en famille longeaint la mer.
Après un rapide pique nique sur la plage, alors que le ciel se noircissait à l'horizon, nous n'avons pas résisté à l'envie de manger une gaufre si savoureuse.... à La Panne, c'est bien connu !!
C'est sous la pluie que nous avons repris le chemin du retour, un bâteau pêchait les crevettes.... un peu plus loin sur la plage, un attroupement m'intriguait et bien sûr, ma curiosité a orientée mes pas vers ce groupe.... c'est alors que nous avons pu voir plusieurs étoiles de mer d'une taille impressionnante laissées sur le sable par la marée descendante. La pluie n'a pas duré, le vent a pratiquement séché nos vêtements. Quelle satisfaction d'arriver sur la digue de Malo, les jambes un peu lourdes après 6 heures de marche mais alors nous étions ravis d'avoir parcouru ces 31 km accompagné par le le doux chant des vagues se jetant sur la digue.
Puis nous avons chanté
sur le chemin des Dunes,
la plage de Malo Bray-Dunes
la mer du Nord en hiver
sortait ses éléphants gris vert
des adamo passaient bien couverts
donnant à la plage son caractère
naïf et sincère....
(le baiser de Souchon)

Le chant des vagues
L'odeur de la mer
L'immensité de la plage...
Oh la la je sais qu'au bout du chemin il y aura l'océan et cela me ravit !!

Anonyme a dit…

Pas de sangliers, ni de biche, ni encore moins de cerfs... pour la journée rando familiale de ce dernier dimanche ensoleillé et printanier à souhait... mais des poules dans un pré et le chant des oiseaux dans les grands arbres entourant Cassel. Un dernier détail qui réjouit les coeurs car c'est le signe que le printemps arrive : la floraison des pervenches, des ficaires et d'une autre petite fleur blanche bien modeste à la feuille de "carotte" qui pousse en sous-bois mais dont j'ignore le nom! Dans 20 jours exactement, je verrai d'autres fleurs sur le chemin des gens ordinaires. La PVES

Anonyme a dit…

LE MARAIS AUDOMAROIS

La région est diversifiée, et notre choix de randonnée s'est porté samedi apres midi vers le marais audomarois.... pays natal de marc. Nous avons cheminé sur le sentier de la Cuvette ( 21 km, 5 heures de marche)
Comme point de départ, la Grange Nature, porte de la réserve naturelle du Romelaëre, au coeur du marais audomarois, nous nous sommes mis à la recherche du" COIN PERDU "
La parcours a été marqué par le passage de petits ponts, des rivières à enjamber, des terrains très humides, .... puis nous sommes entrés dans la forêt par une route forestière très abîmée par les engins motorisés... Plus de place pour les randonneurs, la route est défoncée...
Et comme vous voyez sur la photo,sur le blog de
http://jesuisenmarche.blogspot.com on se demande : mais où est le chemin??
Après des péripéties à chercher quelques mottes de terres moins humides pour poser les pieds... tant pis, c'est le moment de tester les chaussures.. splatch, et floc... dans la boue, on s'amuse... on enjambe les troncs, on marche sur les arbres couchés...
On rejoint une autre route forestière praticable dans l'espoir d'apercevoir quelques biches mais on ne voit que les traces de pas dans la terre. Retour sur un chemin jaune, en effet des centaines de PRIMEVERES JAUNES jalonnent notre sentier.... le soir arrive, nous regagnons notre voiture... Des randonneurs viennent d'arriver sur le parking et s'enthousiasment de notre état. On compare l 'état de nos vêtements, pantalons bien "boueux" jusqu'aux genoux et ... oui c'est le verdict.. du sentier de la Cuvettte, on a fait le même parcours.
En tout cas merci Décathlon, les chaussures de marche ont résisté à l'humidité.

La marche est faite d'imprévus, de chemins déviés, de temps passés à surmonter quelques difficultés, c'est ce qui fait le charme d'une randonnée qui laissera un souvenir.

Anonyme a dit…

Sous une bruine tenace et un ciel très bas, j'ai marché aujourd'hui dans le secteur des Monts des Flandres avec un groupe des "amis des chemins de Compostelle du Nord" qui organisaient la randonnée. Partis de Bailleul, nous avons pris la direction du Mont Noir, en passant à proximité de St Jans-Cappel, puis direction du Mont Rouge en faisant une incursion en Belgique; nous sommes repartis vers le Mont noir, sommes passés à proximité de Berthen et de Boeschepe, avant de remonter vers le Mont des Cats où nous nous sommes restaurés à l'auberge du même nom. Malgré le temps médiocre, la randonnée a été agréable et variée. Et devinez quoi? nous avons réussi à faire un dénivelé de 700 mètres selon les dires de l'organisateur et cela, je le précise, dans notre pays de Flandre intérieure! A huit jours du grand départ, cette journée aura été un bon entraînement physique, mais aussi un réconfort moral dans le sens où j'ai rencontré des hommes et des femmes motivés par la même aventure que moi. Pour terminer, je ne résiste pas au plaisir de vous citer ces mots de Rebecca Solnit, méditation de ce samedi 24 Mars: "Idéalement, marcher est un état où l'esprit, le corps et le monde se répondent, un peu comme trois personnages qui se mettraient à converser ensemble, trois notes qui soudain composeraient un accord."
La PVES en partance pour St Jacques de Compostelle.