lundi, avril 09, 2007

News de Marie Albine



Voici regroupées en un article les nouvelles de ma belle soeur sur le chemin...des étoiles (photos prises lors des vacances de l'été 2006):

Moi, dans mon sac à dos, (grâce à Jean pierre qui fait le porteur) j'ai une cape de pluie, un pantalon de pluie, une serviette, une écharpe, le topo-guide, un carnet, un stylo, mon appareil photo, mon pique-nique du midi, deux bouteilles d'eau, mes lunettes de soleil et ma crème solaire (non encore utilisées et pour cause, nous n'avons eu que deux heures de soleil en 4 jours) quelques feuilles de papier "rose", et pour le moment, c'est tout, car j'ai sur moi, ma veste coupe-vent et ma polaire car il ne fait pas des plus chauds au pays béarnais et au Pays Basque. Je suis donc, à l'heure où je vous écris, à Ostabat, à une étape de St Jean Pied de port. Nos amis allemands nous quittent à l'instant pour Larceveau (ils ont fait les mêmes étapes que nous pour l'instant) . Ce sont les seuls pélerins que j'ai vus sur le chemin et aux étapes jusqu'à présent. Nous, nous nous arrêtons ici, chez madame Eyharts. J'ai donc bouclé ma 4ème étape, puisque je suis partie de Arzacq-Arraziguet, pour atteindre, après 38 kms, Arthez-de Béarn, village mort en cette soirée de dimanche. Pourquoi autant de kilomètres? parce que j'ai voulu aller voir un château situé ds un beau village, celui de Morlanne. C'est peut-être ces 6 kilomètres supplémentaires qui m'ont achevée ... à la fin du 3ème jour. Mais ce soir ça va mieux, mais je continue à me soigner. Merci Maryvonne pour les conseils donnés par téléphone.
Que vous dire sur le chemin lui-même? Chemins de terre, sentiers forestiers ou empierrés, petites routes goudronnées, ils sont bien divers, et parfois boueux à l'extrème. Les paysages sont variés eux aussi, les fleurs sont déjà présentes et si la terre est ronde, elle est faite de bosses continuelles ou presque. Pour les trois premières étapes nous avons logé dans des gîtes communaux, tout à fait convenables. Et pour la restauration, nous avons eu des adresses bien sympathiques et peu chères : au Barajo ,auberge du bois chez Bernadette, et auberge des Chênes. Exemple de menu à Navarrenx pour 10 euros : soupe, jambon de Bayonne, confit de canard, glace ou fromage et vin pays à volonté. Jean pierre dit : "c'est un plaisir d'être pélerin." J'ai même fait la connaissance d'une lointaine cousine paternelle puisque la grand-mère d'une restauratrice s'appelait Marguerite Ryckebusch (ça ne s'invente pas) , était née à Dunkerque, sur le Minck, et l'arrière grand-père était pêcheur d'Islande. C'est pas beau ça! A l'instant où je vais vous quitter, le soleil pointe son nez! Tant mieux. A bientôt la PVES en plein vent face aux Pyrénées et son vent'che peinard .

mercredi, 04 avril, 2007


Nous voici donc a Pamplona (je ne trouve pas d·accent pour le a: autre clavier)et depuis 3 jours en Espagne. Finalement j'ai traverse sans trop de problemes le col d´Ibañeta ou col de Roncevaux. La derniere partie je l'ai faite sur la N 135, parce que le chemin etait trop enneige. Depuis, jolis chemins et sentiers fleuris, mais tres, tres boueux; glissades garanties sans les batons. Le beau temps est revenu dans la journee depuis quatre jours, le thermometre a frole les 20º aujourd'hui, mais orage et averses le soir. Si mes pieds ne sont pas encore au top, cela va mieux, surtout aujourd'hui ou je n'ai marche que 14,5 kms pour visiter Pamplona avec Jean Pierre. Mais demain et apres-demain, etapes de 34 kms, pour recuperer le temps perdu. Depuis St Jean Pied de Port, il y a beaucoup plus de monde, mais nous sommes souvent le soir avec les 4 pelerins allemands du debut. Ce sont eux qui nous ont trouve l'hebergement pour ce soir. Souvent il s'agit de tables et de chambres d'hotes, tres conviviales, mais ce soir ce sera plus simple, puisque nous sommes dans un gite d'etape pour pelerins. Pour la premiere fois, nous partagerons la chambre avec deux charmantes pelerines espagnoles. Gare aux ronflements. Si je lis avec beaucoup d'interet le topo-guide espagnol, Jean Pierre lui devore des livres sur Segolene ( L'insoumise et Maintenant)et consulte avec beaucoup de serieux le Miam Miam Dodo pour les hebergements du soir ( souvent pour 6). A chacun ses lectures. Autre service rendu, hier soir, Jean Pierre a conduit deux jeunes qui ne trouvaient pas d'abri pour la nuit a 9 kms de notre logement.
Pour terminer, je ne pourrais dire qu'un mot : je m'eclate, meme si mes pieds me font encore souffrir. Si je marche toujours seule, je rencontre bien des marcheurs differents et parfois surprenants : installee dans un abri-bus pour pique-niquer a l'aise, j'entends le bruit d'un baton qui s'approche (c'etait encore en France) et je pense qu'il s'agit d'un des Allemands; je leve la main pour le saluer et qui vois-je apparaitre un ecossais dans son costume traditionnel. My God! Autre rencontre, celle-la plus emouvante : dans un bar espagnol, un pelerin suant, tremblant, visiblement tres mal boit une biere qui ne doit pas etre la premiere; lorsque je pars, il me dit buena camino et moi je le salue de meme. Et il me revient a l'esprit la meditation du jour : le hasard, c'est Dieu qui voyage incognito. Ce jour-la j'ai marche pour ce pelerin qui visiblement en avait bien besoin. Demain, etape a atteindre : Cirauqui. Je pense bien a vous. La PVES poussee par un vent d'est et Jean Pierre par son GPS.

dimanche, 08 avril, 2007


Sur un air d' Yves Montand :
Je n'vous parlerai pas de mes pieds douloureux
Je n'vous parlerai pas des sentiers tres boueux
Je n'vous parlerai pas des chemins montagneux
qui rendent vos genoux noueux et tout cagneux
Il vaut bien mieux chanter : le soleil qui a brille toute la journee
l'orage qui a gronde mais qui s'est eloigne
la pluie qui menacait mais qui s'est arrêtee
Et le pays qui m'a tout bonnement enchantee .
Nous voici donc a Cirauqui, magnifique village perche sur une colline, regroupe autour de son eglise qui domine l'ensemble. Et Jean Pierre qui grÂce au Miam Miam dOdO fait des merveilles nous a trouve une albergue face a l'eglise romane, c'est-a-dire tout en haut du village que j'ai atteint apres une ultime momtee. Et Dieu sait s'il y en a eu des montees aujourd'hui, a commencer par celle progressive, puis plus raide de la Sierra del perdon ou l'on admire des pelerins en ferraille et toute une armee d'eoliennes sur la crête venteuse. Changement radical du paysage en basculant sur le versant sud-ouest de la montagne : c'est comme dans le sud chez nous, dis1
A cheminer sur la route blanche, poussiereuse, sans un arbre, je me disais que dans deux mois, ce ne serait pas aussi agreable. Et c'est sur une route semblable que je me suis payee une "variante" de plus de deux kilometres sans compter le parcours pour regagner le chemimn principal. Ce detour non impose (il y en aura deux autres mais ceux-la obligatoires) pour aller admirer la chapelle d'Eunate. Je n'ai pas regrette les kms supplementaires; en effet, elle est superbe! Vous aurez la possibilite de voir ca a mon retour. La journee a vraiment ete riche du point de vue patrimoine : je n'en donnerai qu'un exemple, celui de la ville de Puente de la Reina avec son pont medieval de toute beaute. Toutes ces richesses ont un coût : partie a 9 heures et "rendue" a l'albergue Maralotx a 18 heures trente, je vous tire ma reverence car je sens la fatigue me gagner. A bientôt pour d'autres aventures et a tres bientôt le beauf' et la belles ...
MA la PVES qui prend des couleurs malgre son panama.

lundi, 09 avril, 2007



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bravo et bon courage

Je tâcherai de t'envoyer un peu de chaleur de Martinique

Bises
Magali