samedi, juin 16, 2007

commentaire de l'accompagnateur

L'heure est au bilan et aux remerciements. Remerciements donc au concepteur, aux organisateurs de ce périple, aux accompagnateurs temporaires ou permanents. Remerciements aussi à l'inventeur du GPS qui a déniché le moindre lieu-dit français et espagnol, pour trouver l'hébergement et la restauration du soir (moment toujours très attendu et convivial, quand cela n'était pas en plus gastronomique). Pour mener à bien ce projet, il faut une dose d'inconscience, de chance, de courage et de détermination dont ont fait preuve tous les pélerins. Pour illuster ces propos, voici l'exemple d'André, le Stéphanois de 65 ans. Parti du Puy en Velay, il se trouve bloqué (3 vertèbres coincées) dès l'issue de la première étape! Contraint de rentrer chez lui, il se fait manipuler par son ostéopathe et lui annonce qu'il repart sur le chemin, avec évidemment un sac à dos à porter... Son médecin est formel : il n'ira pas loin s'il continue à porter son sac sur le dos. Qu'à cela ne tienne, il fera appel à un service "transbagages" jusqu'à St Jean Pied de Port et arrêtera là sa marche. C'est alors qu'interviennent Dominique, Maryvonne et Claudine qui l'incitent à continuer en mettant au point une nouvelle stratégie. Bagage plus léger à St Jean Pied de Port et promesse d'une aide logistique (la scénic) dans un futur proche. Résultat : malgré un début de tendinite et un dos parfois douloureux, André est arrivé avec nous à Santiago. Je vous laisse imaginer notre émotion lorsque nous nous sommes tous ensemble trouvés sur la place de la cathédrale! André avait encore à envoyer une carte postale à son ostéopathe pour le remercier!
Vous avez sans doute compris que, chaque matin, je précédais les pélerins à partir de 10 heures (auparavant cela n'aurait pas été une heure de chrétien), pélerins que je retrouvais dans l'après-midi ou le soir. Afin que l'attente soit plus agréable, je choisissais un coin de nature paradisiaque, quand cela était possible, et je lisais ... Une douzaine d'ouvrages ont ainsi été lus et digérés sur le chemin. Elle est pas belle la vie? Le PVES qui a retrouvé son nid.

Aucun commentaire: