Aujourd hui , 10heures 30, nous etions sur la place de Santiago de Compostella, apres une etape de 10 kms a peu pres. C est avec emotion que nous avons decouvert la place de la cathedrale et jean Pierre qui nous attendait deja depuis une heure. Apres l emotion, les congratulations et felicitations reciproques, la mise en scene de notre arrivee, avec photo de groupe, photo en solo ou encore photo de couple. Contrairement a ce que nous craignions, il n y avait pas trop de monde sur la place et tous ces gens qui etaient la semblaient bien sympas et parfois intrigues par notre manege ( precisons que nous avions encore sur le dos, nos sacs, dans nos mains, nos batons et sur nos chaussures, la poussiere accumulee du camino. A midi, tous a la messe dans une cathedrale bondee ou une religieuse chantant fort bien entrainait la foule des peregrinos, caminantes et touristos... Puis ce fut la queue ( mais pas trop longue) pour obtenir nos diplomes, differents selon nos motivations. C est ainsi que Dominique a eu autre chose puisque ses motivations etaient autres que religieux.
Petit resume depuis notre dernier rendez vous : nous avons donc traverse la Galice, region encore bien differente des precedentes. Ce serait un peu de notre Bretagne interieure, mais en plus accidentee. En effet, nous savions que nous devions traverser la chaine cantabrique pour arriver a O Cebreiro, porte de la Galice et lieu particulier pour le pelerin de Compostelle. Mais, depuis 6 jours, nous descendons et montons des cotes assez raides meme si le paysage de montagne s est transforme en collines douces et mamelons arrondis. Le plus souvent nous etions dans des bois de chenes, de chataigners, mais aussi depuis 3 jours dans des forets d eucalyptus qui embaumaient l atmosphere. Les fougeres et les digitales etaient partout presentes et dans les villages, les roses a profusion etaient magnifiques. Et toujours une petite chapelle, un vieux pont, un horreo (sorte de construction pour stocker le grain) un corredoira (grosses dalles amenagees pour passer un gue) ou un oiseau pour ralentir notre marche.
Meme si avant hier nous avons eu une averse d orage, pendant que nous buvions un coup dans un des nombreux bars du chemin ( encore une cause de ralentissement), le beau temps s est encore maintenu jusqu a ce jour malgre les previsions pessimistes de la meteo espagnole.
Hier et encore aujourd hui, nous avons rencontre davantage de pelerins, (a se demander d ou ils sortaient?) que nous depassions et qui nous depassaient a leur tour lorsque nous faisions une pause. Et il me semble que depuis quelques jours les pauses s etaient allongees ... si bien que nous arrivions plus tard aux etapes et que jean Pierre "s inquietait" et s informait de notre progression un peu plus souvent. Par exemple, avant hier, nous avons demarre a 6 heures du matin et ne sommes parvenus a destination, au bout de 36 kms, qu a 18 heures! Le soir, et particulierement ce 8 juin, la fatigue se faisait sentir (je parle pour moi) mais le lendemain matin, la forme etait revenue et nous avalions notre lot de kms quotidiens. C est donc avec optimisme que nous pouvons envisager les 100 kms restants pour voir l ocean et s y jeter si le temps le permet.
Aujourd hui, nous avons pense aux nombreux pelerins avec lesquels nous avions sympathise et qui n etaient pas avec nous devant la cathedrale. Certains etaient pourtant presents et tous contents d etre arrives au "port".
Hasta luego! les PVES super diplomes et fiers de l etre.
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