samedi, juin 16, 2007

Fin do camino

Après 1630Km ce qui fait 60 jours de marche au compteur, nous avons quitté notre statut de peregrinos en 25 heures de train.
Nous sommes arrivés à Fisterra mercredi soir sous une pluie battante, les 2,5Km restants ont été effectués le lendemain matin pour atteindre l'objectif final le cap Finisterre.
Nous y avons rencontrés quelques uns de nos compagnons de route pour les dernières embrassades et l'espoir de se retrouver sur...un chemin...
Durant ce périple on a souvent parlé de magie du chemin !!!
Cette magie a fonctionné jusqu'au bout...En effet, jeudi soir en nous promenant dans Santiago, une belle surprise nous est apparue en la personne de Maurice le parisien que nous avions rencontré au début du chemin en France. Maurice était en difficulté morale les premiers jours de son parcours, il avait alors été pris en charge jusqu'à Moissac par un groupe de bourguignons dont Ernest (qui devait aller seul jusqu à Santiago). Ils avaient alors convenu que Maurice et Ernest poursuivraient le chemin ensemble.
On s'etait souvent posé la question de savoir si Maurice allait pouvoir tenir le rythme d'Ernest et donc de pouvoir atteindre Santiago.
Quelle belle et émouvante surprise d'avoir retrouvé Maurice 6 semaines plus tard, un Maurice qui n'en revenait pas encore de ce qu'il avait accompli, mais hélas sans Ernest qui a abandonné avant d atteindre l Espagne après un gros coup de blues.
Vendredi matin nous sommes partis de la gare de Santiago par le train de 9 heures qui devait nous emmener à Hendaye (20h30), ce qui nous a permis de nous rendre compte du chemin parcouru, de revoir une derniere fois les monts du Léon, les immenses champs de la Meseta, les coquelicots...
Ces 11 heures de train jusqu à Hendaye furent également un grand moment de notre Aventure car nous avons voyagé avec d'autres peregrinos dont Régine partie du Somport qui a beaucoup souffert sur ce chemin et aussi Gilles le québécois qui avait été le compagnon de route pour quelques jours en France d'André, notre Stephanois. C est en entendant notre communication telephonique avec Marie Albine que Gilles s est rendu compte que nous parlions d un de ses amis du chemin. André nous avait aussi souvent parlé de ce canadien à l accent tres marque. Nous avons alors reussi à les remettre en contact grace au telephone portable (là c'est la magie du progres qui a opere!) Et Maryvonne avait le siège voisin de Gigi l'amoroso, l italien rencontré à plusieurs reprises en Espagne.
Ce chemin, au delà de la beauté des paysages et du bien être, a vraiment été marqué par de belles et incessantes rencontres. Nous regrettons seulement que nous ne soyons pas tous arrivés en même temps sur cette fameuse place de la cathédrale.
Nous sommes revenus "bardés" de "diplômes" et des souvenirs plein la tête, il nous reste maintenant à découvrir nos 1800 photos.
Maryvonne et moi ne savons pas encore si chaque matin nous chanterons Ultreia en prenant le chemin du travail mais nous ne sommes pas prets d'oublier cet air entrainant et resumant en 3 couplets notre grande aventure.
Je reprends le travail le 19 juin avec ma barbe retrouvée et un corps plus léger (j'ai laissé 5kg sur le chemin).

Jose Maria Maroquin, ancien curé se San Juan de Ortega a dit:
"Si vous deviez mourir demain, sur ce chemin, dites vous que votre vie serait accomplie pleinement car vous seriez mort en état de recherche absolue. Et lorsque vous serez revenu chez vous, dites vous que vous serez encore sur ce chemin, et que vous y serez désormais toujours, car c'est un chemin qui ne connait pas de fin. Sachez le et ne l'oubliez jamais."

No hay caminos, hay que caminar. Se hace camino al andar.
(il n'y a pas de chemin, il faut marcher. C'est en marchant que se fait le chemin.

La conclusion sera:
Où toutes les routes finissent commence un autre voyage.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Braaavooooo!!!!!
Que je suis fière de mes parents!!! Vous en avez longtemps parlé et vous l'avez fait!!!!!

J'aime beaucoup cette conclusion "où toutes les routes se finissent commence un autre voyage!" Ca me fait beaucoup penser à ce que vit Cécile et sa famille et cela peut être une façon de voir la vie...

Bravo mes parents!!! Et maintenant???

Anonyme a dit…

Bien tardivement, je prends connaisance de vos dernières étapes.
Félicitations à Maryvonne, Tatie Marie Albine, Dominique, Tonton Jean Pierre !
Magali de la Martinique